Datos principales

Municipio y departamento: Barrancabermeja , Santander

Vereda y corregimiento: -

Grupo Armado: Paramilitares,

Fecha: 1998-05-16

LISTADO DE VÍCTIMAS

Pedro Julio Rondón

Germán León Quintero

Jesús Argüello

Diomidio Hernández

Eliécer Quintero

José Javier Jaramillo

Neil Guzmán

Diominio Hernández

José Jaramillo

Orlando Martínez

Juan Valdivieso

Nelson García

Jaime Yesid Peña Rodríguez

José Osorio

Wilfredo Pérez

Wilson Pacheco

José Cañas

Diego Ochoa

María Ochoa

Gionanny Herrera

Carlos Alaxit Prada

Oswaldo Vásquez

Ender González

Libardo Londoño

Roberto Wells

José Campo

Fernando Ardila

Daniel Campos

Gary Pinedo

Oscar Leonel Barrera

Melquicedec Salamanca

Carlos Escobar

Juan Carlos Rodríguez

Luis Hernando Suárez


**Líderes sociales y población vulnerable: Mostrará las masacresen las que murieron líderes de las comunidades, funcionariospúblicos, profesores, sacerdotes, políticos, indígenas, menores de edad y mujeres en estado de embarazo.

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Masacre de Barrancabermeja, mayo 1998

Archivo Semana
Foto por: Archivo Semana

Actualizado el: Vie, 10/11/2019 - 11:00

Le 16 Mai 1998 un groupe de paramilitaires des Autodefensas de Santander y el Sur del Cesar, Ausac, assassine 7 personnes et en séquestre 25 autres dans les environs du Nord Est de Barrancabermeja, dans la région de Santander. Au cours des deux heures suivantes, les « paras » tuent les prisonniers et font disparaitre les corps.

D’après les témoignages de démobilisés, deux ex-combattants de la guérilla leur indiquent qui et où trouver les supposés miliciens de l’Eln dans les différents villages avoisinant le port pétrolier. Après l’enlèvement de 4 personnes et l’assassinat d’une autre, les « paras » arrivent sur le terrain de foot où la population se tient rassemblée pour une kermesse : ils somment l’assistance, composée d’environ 100 personnes, de se coucher à terre.

Leurs sources ayant pointé du doigt les supposés subversifs, ceux-ci sont ligotés puis embarqués à bord de plusieurs camionnettes.

L’un des captifs oppose résistance et se voit massacré sous les yeux de la population. Les « paras » emmènent les 30 personnes restantes hors de la ville, mais arrivés au chemin appelé Patio Bonito ils assassinent 5 de leurs prisonniers sous prétexte qu’ils « prennent trop de place dans les camionnettes ». Les paramilitaires conduisent les 25 autres victimes dans une base qu’ils possèdent à San Rafael de Lebrija. Les jours suivants, ils les répartissent en différents groupes pour ensuite les assassiner, bien qu’ils aient la certitude que ces hommes ne soient pas des combattants de la guérilla. Le chef suprême des Ausac, Guillermo Cristancho Acosta, alias « Camilo Morantes », donne l’ordre, au milieu d’une beuverie, de tuer les 11 victimes restantes.

D’après les témoignages ultérieurs de démobilisés ayant fait partie du groupe, l’une des sources admit s’être trompé quant à l’heure où il désigna les victimes et qu’ainsi la majorité d’entre elles n’avaient aucun lien avec la subversion.

D’après les témoignages d’anciens paramilitaires, « Camilo Morantes » perpétra ce massacre pour asseoir son pouvoir dans cette zone et pour en finir avec la guérilla de contrebande du pétrole. En 1999 Carlos Castano ordonna le meurtre du chef des Ansac et il fusionna ces derniers avec le Bloque Central Bolivar. Plusieurs témoignages de démobilisés ont signalé que des membres de la force publique avaient pris part au massacre : pourtant, en octobre 2013, aucun militaire ou policier n’a été jugé pour ces faits. La Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme de la OEA a accepté de porter plainte contre l’Etat Colombien cinq ans seulement après ces crimes.

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